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L’écofood, un truc de gauche?

Dur de trouver un article original pour les fêtes de fin d’année et pour lancer 2009 de manière positive en évitant les sempiternels « la cuisine de Noël », « comment protéger la planète pendant les fêtes », « les bonnes résolutions » etc.. Pas que ce soit inutile, non. Juste un peu rébarbatif et un peu trop attendu.

Pourtant, en lisant le dernier numéro du Monde avant Noël (23 décembre), je recevais un cadeau avant l’heure, et j’apprenais à la lecture d’une page consacrée à la vie de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, que l’ancien Président appliquait déjà les principes de l’écofood! Explications…

Mitterrand, précurseur?

Le président « appréciait la cuisine bourgeoise par culture familiale. Et avait un sens de l’économie domestique par tradition » apprend-t-on dans l’article. « Un jour que j’avais acheté de superbes et délicieuses fraises du Chili, en plein hiver, pour confectionner une tarte » raconte Danièle Delpeuch, « monsieur Mitterrand la fit renvoyer en cuisine avec un message : je ne veux que des fruits de saison ! »
Un exemple à suivre, à un moment de l’année où l’on trouve du raisin italien ou du melon « charentais » (provenance : Maroc) sur les étals de fruits et légumes des supermarchés. De là à conclure que l’écofood – ou tout du moins certains de ces principes – est un art de vivre marqué à gauche, il n’y a qu’un pas!Ou serait-ce plus simplement un luxe réservé aux grands hommes ou encore, de manière plus prosaïque, à certains bourgeois (Mitterand n’avait-t-il pas le sens de la « cuisine bourgeoise » comme le dit Delpeuch)?

Réduire la facture en mangeant de saison

Le débat est ouvert. N’hésitez pas à poster vos commentaires. Un élément tout de même de réflexion : acheter des produits de saison, si c’est un geste qui peut passer pour celui d’un amoureux des produits authentiques, n’en est pas moins celui d’un réaliste, sensible (et je ne parle pas ici d’un président assis sur le budget de l’Elysée) aux évidences « économiques » : des fraises ou des cerises cultivées à l’autre bout du monde et vendues en France (ou de manière générale des produits cultivés hors saison, sous serre, même près du point de distribution) sont bien souvent plus chères que leurs consoeurs récoltées en saison sous nos latitudes…

En attendant vos réactions, très bonne et heureuse année à tous!