Le Guide de l'Ecofood Tue, 28 Oct 2008 00:00:00 GMT http://www.guide-ecofood.fr/ Un Etat renonce au thon rouge Le mois d’avril marque traditionnellement la reprise de la pêche au thon rouge, pour une période de deux mois. Et alors que les navires industriels se lanceront le 15 de ce mois dans ce qui s’apparente davantage à une chasse qu’à une pêche (ils utilisent toute une batterie d‘instruments de détection perfectionnés, suivent les migrations des bancs, etc.), la principauté de Monaco confirme son engagement en faveur de la protection des ressources halieutiques : le Prince Albert tenait fin mars une conférence sur le sujet du thon rouge et sur sa nécessaire préservation (en réduisant les quotas de pêche autorisés). Il faut dire que la Fondation Albert II soutient le WWF depuis janvier 2008 dans sa lutte pour la sauvegarde de thunnus thynnus. Sur trois ans, la Fondation investira 456 000 euros avec le WWF sur ce programme. Pour plus de détails, jetez un œil sur cet article de Monaco Matin . Cela fait maintenant un an que de nombreux restaurateurs de la principauté de Monaco se sont engagés à ne plus servir de thon rouge : les restaurants de Monte Carlo SBM, le Star’s n Bars, le Zen Zen, le Sakura et le très étoilé chef Patrick Raingeard ont renoncé à en servir. Il paraît même que le Prince lui-même, lorsqu’il va dans un restaurant, indique qu’il ne commandera pas de thon rouge. Monaco sera-t-il le premier Etat à renoncer à cette espèce menacée ? L’action est anecdotique, mais éminemment symbolique. Et elle démontre une fois de plus qu’en matière d’écofood, les actions d’envergure ne peuvent se faire sans les acteurs de la gastronomie. Plus d’infos sur cet article de Nice Matin Crédit photo : © David Monjou
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Tue, 7 Apr 2009 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-66-un-etat-renonce-au-thon-rouge.html
L'écofood, un truc de gauche? Dur de trouver un article original pour les fêtes de fin d'année et pour lancer 2009 de manière positive en évitant les sempiternels "la cuisine de Noël", "comment protéger la planète pendant les fêtes", "les bonnes résolutions" etc.. Pas que ce soit inutile, non. Juste un peu rébarbatif et un peu trop attendu. Pourtant, en lisant le dernier numéro du Monde avant Noël (23 décembre), je recevais un cadeau avant l'heure, et j'apprenais à la lecture d'une page consacrée à la vie de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, que l'ancien Président appliquait déjà les principes de l'écofood! Explications... Mitterrand, précurseur? Le président "appréciait la cuisine bourgeoise par culture familiale. Et avait un sens de l'économie domestique par tradition" apprend-t-on dans l'article. "Un jour que j'avais acheté de superbes et délicieuses fraises du Chili, en plein hiver, pour confectionner une tarte" raconte Danièle Delpeuch, "monsieur Mitterrand la fit renvoyer en cuisine avec un message : je ne veux que des fruits de saison !" Un exemple à suivre, à un moment de l'année où l'on trouve du raisin italien ou du melon "charentais" (provenance : Maroc) sur les étals de fruits et légumes des supermarchés. De là à conclure que l'écofood - ou tout du moins certains de ces principes - est un art de vivre marqué à gauche, il n'y a qu'un pas! Ou serait-ce plus simplement un luxe réservé aux grands hommes ou encore, de manière plus prosaïque, à certains bourgeois (Mitterand n'avait-t-il pas le sens de la "cuisine bourgeoise" comme le dit Delpeuch)? Réduire la facture en mangeant de saison Le débat est ouvert. N'hésitez pas à poster vos commentaires. Un élément tout de même de réflexion : acheter des produits de saison, si c'est un geste qui peut passer pour celui d'un amoureux des produits authentiques, n'en est pas moins celui d'un réaliste, sensible (et je ne parle pas ici d'un président assis sur le budget de l'Elysée) aux évidences "économiques" : des fraises ou des cerises cultivées à l'autre bout du monde et vendues en France (ou de manière générale des produits cultivés hors saison, sous serre, même près du point de distribution) sont bien souvent plus chères que leurs consoeurs récoltées en saison sous nos latitudes... En attendant vos réactions, très bonne et heureuse année à tous! Crédit photo : © PeteG
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Sat, 1 Jan 2009 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-65-lecofood-un-truc-de-gauche.html
Thon rouge: le retour du boycott? Mardi dernier, les conclusions de la réunion de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (Cicta) faisaient la une du Monde et servaient de sujet au dessin quotidien de Plantu. Car ces conclusions ne laissent pas envisager l'avenir de Thunnus Thynnus (le thon rouge) avec optimisme, comme l'indique l'illustration. Des mesures qui ne protègent pas l'espèce La Cicta, réunie à Marrakech, a décidé cette année de ramener les prises de thon rouge à 22 000 tonnes pour 2009 (elles étaient de 28 500 en 2008). Mais pour le WWF, la Cicta n'a tenu aucun compte des recommandations de ces scientifiques qui préconisent comme seuil maximum de captures environ 15 000 tonnes par an. Il y a à peine plus d'un mois, l'Union Mondiale de Conservation de la Nature appelait lors de son congrès mondial à Barcelone, à un moratoire sur les prises de thon rouge et à la suspension immédiate des pêches en Mediterranée... Vers une nouvelle campagne de boycott Personne ne peut aujourd'hui se targuer de l'ignorer après les campagne de mobilisation de l'an dernier sur le sujet : le thon rouge est menacé. Mais malgré ces campagnes, les ONG n'ont pas obtenu gain de cause. Par conséquent, le WWF a annoncé réfléchir à des "remèdes plus efficaces" [que les quotas]. Et envisagerait, d'après le responsable du programme des pêches en Mediterranée, "d'étendre le boycottage des distributeurs, restaurants et grands chefs"! Du thon rouge dans les restaurants? Rassurez vous, ce n'est pas le thon rouge que l'on trouve le plus fréquemment dans les restaurants, car celui-ci est extrêment cher, du fait entre autres de sa rareté. Pour en avoir le coeur net, soyez attentif au prix...Si d'aventure vous voyez un steak de thon rouge annoncé à des prix très modestes, vous pouvez être sur qu'il s'agit de thon albacore (dont la chair est de couleur rouge), pêché dans le Pacifique. Idem en grandes surfaces. Mais malheureusement, s'il est vrai que les stocks de thon jaune se portent un peu mieux que ceux de son cousin le thon rouge, ils ne sont pas non plus aux mieux. Pour plus d'info sur une consommation "responsable" de poisson, cliquez ici! Revue de presse Crédits photo : ©LeMonde - Plantu
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Sun, 3 Nov 2008 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-60-thon-rouge-le-retour-du-boycott.html
Les locavores à (et sur) la une Les locavores à la une Ca y est, les locavores sont devenus les chouchous des médias. En l’espace de quelques semaines, on a assisté à une explosion du nombre d’articles de presse et de reportages sur cette espèce de gastronomes qui s’alimentent exclusivement de produits de saison issus d’exploitations 100% locales. Le Guide de l’Ecofood leur consacrait déjà toute une partie dès sa sortie en mars dernier. Parmi les sujets les plus représentatifs, un article de Marie Odile Briet paru le 11 septembre dernier dans le supplément Styles de l’Express. La journaliste titrait : «Connaissez-vous les locavores ?» .Suite logique, c’est avec «Devenez locavores» que le supplément Ile-de-France du Nouvel Observateur du 30 octobre faisait sa une et publiait un dossier de 7 pages réalisé par Morgane Bertrand et Gurvan Le Guellec. Le lendemain – consécration médiatique – c’est Claire Chazal qui présentait pendant le JT de 20h un reportage de Nathalie Pelerin sur les locavores, «cette nouvelle mode qui consiste à consommer des produits exclusivement locaux et exclusivement de saison». Enfin, sur les ondes de France Info, Anne-Elisabeth Lemoine consacrait sa chronique humoristique du 12 novembre aux locavores et à leurs frères ennemis, les distavores (voir article «Etes vous locavores ou distavores?» ). «Mode» passagère ou changement profond de notre d’alimentation ? Si la France découvre à peine les locavores, et leur corolaire les AMAPs, cela fait déjà bien longtemps qu’aux Etats-Unis des consommateurs engagés en faveur du 100%local s’agitent et alimentent un débat assez vif. L’article du journaliste Joel Stein dans le magazine Time daté du 21 janvier 2008 – ainsi que les réponses outrées qu’il a suscité - témoigne de cette effervescence outre-Atlantique. En signe de protestation face aux locavores, le journaliste y relatait une expérience peu commune : composer un menu avec des aliments qui ont tous parcouru au moins 4 800 km avant d'atterrir dans son assiette (du brie français, du saumon écossais, du bar chilien, des asperges péruviennes, de l’huile d’olive italienne, etc.). Son article répondait en fait à un numéro spécial du Time paru le 12 mars 2007 qui titrait en une «Forget organic, eat local» et dont le dossier était consacré à la popularité croissante du manger local. L’engouement est tel que de nombreux restaurants se vantent désormais d’être « locaphiles ». Leurs noms sont évocateurs : le Farmers Diner, Urban Rustic à New York ou encore le Café 150, restaurant du siège de Google où tout ce qui y est servi est produit dans un rayon de moins de 150 miles. Enfin, couronnement suprême, le terme «locavore» a fait son entrée dans la version 2008 du New Oxford American Dictionary. En France, les choses commencent tout juste, comme en témoigne l’engagement de la grande distribution pour l’affichage de « l’empreinte carbone » de ses produits, suite au Grenelle de l’Environnement. Autre démarche notable, celle de cinq grands restaurants d’hôtels parisiens (dont Le Westin et le Méridien) qui proposent désormais un menu 100% local. A noter également, le programme d’information et de sensibilisation «Des fraises au printemps et pas en hiver» que vient de lancer la Fondation Nicolas Hulot en faveur d’une alimentation non seulement locale mais qui respecte également les saisons. Sans parler de l’engouement français pour le mouvement Slow Food qui réunissait justement ces partisans à Turin fin octobre et qui a fait l’objet d’un excellent reportage d’Envoyé Spécial. «Manger local, ou presque, c’est donc possible. Et très en vogue» comme l’écrivent M.Bertrand et G.Le Guellec dans leur article. Tout porte à croire que malgré un certain retard à l’allumage en France, il ne s’agit pas d’une mode légère et éphémère. Manger local, première étape vers un nouvel art de vivre Mais plutôt que des vedettes, les locavores sont encore davantage des sujets de curiosité sociologique… Le ton des reportages est évocateur et on cherche visiblement à comprendre le fonctionnement de ces consommateurs d’un nouveau genre en les classant ou en les regroupant par catégories : gastronomes et épicuriens avertis, militants nouvelle génération, opportunistes économes ou hommes et femmes actifs attentifs à leur santé. Les locavores fascinent autant par leur motivation (diverses il est vrai) que par leurs méthodes d’approvisionnement qui font appel aux circuits courts, aux paniers de fruits et légumes frais des AMAPs, et qui permettent de revitaliser l’agriculture locale. Si les convictions qui guident l’action des locavores sont multiples et variées, c’est que manger local et de saison présente justement de nombreux avantages, à la fois gastronomiques (produits frais et muris à point), en termes de santé (pour les mêmes raisons), du point de vue économique (produits en saison et localement, leur coût de production – et donc leur prix – sont minimisés) et écologique (la proximité entre lieu de production et de distribution implique moins de transport). Il y en a pour tous les goûts. Pourtant, manger local et de saison n’est qu’un aspect de la «gastronomie écologique», de l’écofood. Sélectionner attentivement les espèces de poissons consommées (pratique qui a fait l’objet d’une grande campagne de communication de la part du WWF avec le soutien de personnalités du monde de la gastronomie), boire de l’eau du robinet plutôt qu’en bouteille, manger BIO, etc. sont autant d’engagements qui, associés à ceux des locavores, constituent les balises d’un nouvel art de vivre gastronomique. Crédit Photo : ©NouvelObservateur
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Wed, 12 Nov 2008 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-59-les-locavores-a-et-sur-la-une.html
La Mer au centre des préoccupations En faisant du rangement, j’ai retrouvé ces deux publicités diffusées dans les magazines cette année par le WWF. Un joli travail réalisé pour sensibiliser à la protection des ressources marines et du poisson. La légèreté des mots (quasiment aucun texte) et choc des photos… L’épuisement des stocks de poisson toujours au cœur des débats Ces deux images illustrent assez bien le ton des échanges qui se sont tenus fin octobre au forum BioMarine à Toulon et à Marseille. BioMarine est un forum international, une sorte de plateforme de dialogue (parrainée cette année par Maud Fontenoy) qui rassemble le monde industriel, scientifique, politique et civil pour faire le point sur «les politiques de la mer». Gaëlle Dupont relate dans son article du Monde (Un quart des stocks mondiaux de poissons sont surexploités, 24 octobre) les conclusions d’un des grands débat : comment nourrir un monde en croissance démographique avec des ressources marines qui diminuent ? Car si on en croit son article, ce sont quelques 110 millions de tonnes de poissons qui sont consommées chaque année, et alors que la consommation mondiale devrait doubler d’ici 2030, ce sont déjà 25% des stocks mondiaux qui sont surexploités et 50% qui sont à la limite de leur capacité.
Le cercle vicieux des quotas Et le problème se complique quand des quotas sont imposés. Car qui dit restriction, dit rareté sur le marché et qui dit rareté dit augmentation de la valeur. Ce qui a pour effet de doper les prises illégales en faisant de certains poissons – et notamment du thon rouge en méditerranée – de véritables lingots montés sur nageoires. Les quotas sont généralement – il y a toujours une petite variation d’une année sur l’autre - d’environ 30 000 tonnes par an pour le thon rouge, quand les scientifiques recommandent de limiter à 15 000 t environ. Sur le terrain, on est bien loin du compte : il en est «officiellement» pêché 50 000 t, sans compter les prises illégales. Comme le dit Philippe Gros au nom de l’Ifremer (propos rapportés par G.Dupont) : "Quand un quota global est alloué à toute une flotte, tout le monde se précipite pour en prélever un maximum : c'est le moteur du développement des surcapacités de pêche." L'Europe s’orienterait donc vers un système d'attribution de quotas individuels. L’aquaculture, une solution ? La seule solution : développer l’aquaculture, cette méthode de production de poisson d’élevage qui fournit déjà 48% du poisson consommé dans le monde !Au fond, notre comportement vis-à-vis des océans s’apparente à celui que l’homme de Cro-Magnon avait vis-à-vis de son environnement terrestre: un comportement de chasseur-cueilleur. Et si l’on en croit les spécialistes, face à la raréfaction des poissons et à la demande mondiale croissante en produits de la mer, la survie des océans dépendra à l’avenir d’une véritable révolution, comme celle qui a marqué le passage du Paléolithique au Néolithique : une «agriculture de l’océan». C'est donc l'aquaculture qui devra répondre à la demande croissante. Saviez vous d’ailleurs qu'une très grande partie du saumon que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce est déjà issu d’élevage ? Ne vous rappelez vous pas le temps où le saumon était hors de prix ? C’était avant l’arrivée des espèces élevées dans des fermes aquacoles…époque où le saumon ne pouvait être que pêché dans les océans. Mais cette activité devra faire face à plusieurs défis, environnementaux et sanitaires notamment. Pour information, il faut 3 à 4 kilos de petits poissons (prélevés dans les océans) pour produire 1 kilo de saumon. Ce sont ainsi 30 millions de tonnes de poissons sauvages qui sont utilisées chaque année pour nourrir les poissons d’élevage. Et quand on sait que les ressources diminuent, on se demande comment faire à l’avenir… Certains scientifiques envisagent donc de créer des substituts végétaux pour leur alimentation. Les poissons carnivores mangeraient des végétaux…quand les animaux (porcs, cochons, etc.) sont déjà nourris de leur côté avec des farines de poissons (et autrefois avec des farines animales). Bref, on marche sur la tête… Alors quoi faire ? Si vous voulez pouvoir continuer à déguster du poisson temps à autre, il convient aussi de vous tourner vers des espèces oubliées, moins pêchées, pourtant délicieuses et excellentes pour la santé. Redécouvrez donc les sardines au barbecue, les maquereaux ou les bars (de ligne) au four, les harengs à la Bismarck. Diversifiez également votre consommation, ce qui vous permettra par la même occasion d’éviter la bioaccumulation de toxiques liée à une éventuelle contamination de certaines espèces (voir article Thonxique vs thondance) Enfin, soyez attentifs aux techniques de pêche, parfois indiquées sur l’emballage. Sinon, demandez à votre poissonnier. Guettez également la présence du label MSC qui certifie une pêche durable qui préserve la ressource. Et pour vous assurez de la durabilité de votre poisson, consultez le site du WWF Pour une pêche durable ou le site du MSC pour les points de vente et marques C’est la seule façon d’éviter qu’un jour la pêche ne soit transformée en activité de loisir à l’instar de la chasse. Vous avez le pouvoir d’améliorer votre santé et l’état des océans avec votre fourchette ! Credit photo : © WWF
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Wed, 5 Nov 2008 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-58-la-mer-au-centre-des-preoccupations.html
L'assiette du futur & l'écogastronomie A la Une du magazine gratuit A Nous Paris cette semaine : «L'assiette du futur», avec en photo la «local river» du designer Mathieu Lehanneur devenu depuis peu – et un peu malgré lui – une sorte d’avant-gardiste de la gastronomie écologique, notamment pour les adeptes du manger local (voir article Une rivière dans le salon). Il faut dire que son travail fait appel à des technologies vertes pour dépolluer l’air domestique ou distribuer de l’oxygène dans une salle de restaurant grâce à des algues. Si l’association, à la Une du magazine, entre "alimentation du futur" et le travail de Matthieu Lehanneur est fortuite, on peut dire que cette coïncidence a tout d’un présage sur l’avenir de notre assiette ! La gastronomie du futur sera-t-elle une éco-gastronomie ? Credit photo : © A Nous Paris
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Tue, 28 Oct 2008 00:00:00 GMT Alexis Botaya http://www.guide-ecofood.fr/Article-57-lassiette-du-futur-lecogastronomie.html