L'écofood dans la presse

Le gastronome : un délinquant ?

écrit le 29 janvier 2008

tags : france, tendance, analyse

LE FAIT
Hier soir, Frédéric Taddeï recevait dans son émission Ce soir (ou jamais) sur France 3 plusieurs spécialistes et acteurs de l’environnement autour du thème Après l’Erika : tous déliquants écologiques ?
Les débats ont porté sur la responsabilité des entreprises, le droit de l’environnement et la mesure de la valeur de la nature avec en toile de fond l’avènement récent du préjudice écologique après la condamnation à une amende de 375 000 euro, le 16 janvier dernier, de Total (parmi d’autres responsables) pour la catastrophe de l’Erika (d’après Le Monde.fr).
En fin d’émission, F. Taddeï posait la question qui fâche : sommes-nous tous, à notre modeste niveau, des délinquants écologiques ? Quand nous prenons l’avion sur des distances pour lesquelles le train est disponible, quand nous mangeons du thon rouge alors que l’espèce est surpêchée, quand nous nous régalons de fraises en plein hiver, risquons-nous de finir un jour derrière les barreaux ?

LE POINT DE VUE
Cette discussion arrive dans un contexte où la culpabilisation des citoyens sur leurs comportements quotidiens présumés « non écologiques » atteint des sommets. A tel point qu’on risque bien de décourager les plus motivés. Car il faut bien le reconnaître : quels que soient notre mode de déplacement, notre alimentation et notre style de vie, nous ne pouvons vivre sur cette planète sans impacter quotidiennement sur les écosystèmes. C’est tout à fait normal. Et ça n’a rien de décourageant ou de déprimant. Cela fait partie du cycle de la vie. Ce qui l’est moins en revanche, c’est lorsque notre impact dépasse de loin les capacités de la planète à se régénérer.
La responsabilité émerge donc lorsqu’un acteur agit contre l’environnement alors même qu’il est informé des conséquences importantes de ses actes. Ce déni des évidences est condamnable.

Mais l’erreur serait de croire que la responsabilité s’exerce uniquement vis-à-vis de la planète. Lorsque vous choisissez de laisser votre voiture au garage, vous ne participez pas uniquement à préserver la couche d’ozone mais vous permettez également une amélioration de la qualité de l’air qui entre dans vos poumons. Car si la nature est intoxiquée, nous le sommes par ricochet.

PASSER A L’ACTION
Il en va de même avec votre assiette. Respecter la planète avec votre fourchette, c’est également faire du bien à votre organisme. Et vice versa : choisir un aliment sain et propre profitera toujours à l’environnement.
S’il y a une responsabilité primordiale, c’est bien celle d'assurer notre santé et celle des générations futures. Et c’est à vous-même et à votre organisme que vous rendez des comptes, pas à la justice.

Crédit photo : © jean-philippe delisle

1 commentaire


ahfncxrfbenvoyé le 11 mars 2011 à 17h35

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