L'écofood dans la presse

Thonxique vs thondance

écrit le 25 janvier 2008

tags : monde, thon, tendance, poisson, analyse

LE FAIT
Avis aux voyageurs : une enquête récente du New York Times révèle que de nombreux sushis de thon servis dans des restaurants de Manhattan seraient contaminés au mercure au-delà des seuils autorisés.

L’analyse conduite par le laboratoire de la Robert Wood Johnson Medical School met en évidence des taux si élevés que la Food an Drug Administration, la puissance institution de contrôle américaine, envisagerait de retirer le poisson en question du marché.
Pour l’instant, la ville de New-York s’est contentée de mettre en garde les femmes enceintes et les jeunes enfants. Ces derniers sont en effet particulièrement sensibles au methylmercure (la forme organique du mercure) dont les effets neurotoxiques sont bien connus. Mais ils ne sont pas les seuls concernés. Depuis quelques années, de nombreuses études suggèrent que ce composé pourrait renforcer le risque de maladies cardiovasculaires chez les adultes…

Le methylmercure a une origine anthropique. Il a longtemps été utilisé pour produire des piles ou fabriquer du matériel électrique et électronique. Certains pesticides en contiennent. La contamination de la chaîne alimentaire n’est pas une chose nouvelle.

LE POINT DE VUE
Les alertes sanitaires de ce genre ne sont pas non plus nouvelles. Régulièrement, les grands poissons prédateurs sont montrés du doigt. Ce fut le cas dernièrement encore en 2006 : l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) mettait en garde les femmes enceintes et les enfants vis-à-vis de la consommation d’espadon notamment.

Mais ce sont les américains qui sont le plus en avance en matière d’écofood. Tout du moins à New-York : les restaurants de Manhattan ont été parmi les premiers à abandonner l’eau minérale au profit de l’eau du robinet, plus respectueuse de l’environnement et tout aussi saine. Leur initiative a eu tellement de succès qu’elle s’est imposée comme une véritable mode. Il y a donc fort à parier qu’ils vont tout aussi vite oublier les sushis de thon. Et qu’il sera alors plus tendance de ne pas en manger que de se ruer dans les bars à sushis qui poussent comme des champignons en France.

PASSER A L’ACTION
C’est la dose qui fait le poison. Et aux niveaux relevés dans les sushis de thon rouge new-yorkais, les médecins estiment qu’il ne faudrait pas en manger plus d’une fois toutes les trois semaines. De son côté, l’AFSSA recommande généralement de varier au maximum les espèces consommées pour éviter les effets de bioaccumulation.

Le plus simple est encore de choisir les poissons les plus bas dans la chaine alimentaire qui accumulent beaucoup moins les toxiques : maquereau, harengs, sardines par exemple. Ils sont de plus très riches en oméga 3 !
Mais si vous voulez vraiment avoir un train d’avance : arrêtez tout simplement les sushis de thon.

Pour en savoir plus, lisez sur ce site les recommandation du principe 8 Choisir les poissons sauvages les moins menacés du guide de l’écofood.

Crédit photo : © Com Evolution

1 commentaire


iohwubbmnenvoyé le 11 mars 2011 à 21h06

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